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Euthéka "emploi" 1982

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samedi 12 juillet 2008

Virage : un DUT après le Master !?

En mars de ma dernière année de Master, je ne savais pas quoi faire : il me fallait trouver quelque chose pour financer ma thèse, mais quoi ? Bien souvent, les études de Lettres Classiques mènent aux concours de l'enseignement (CAPES ou Agrégation), mais je ne souhaitais pas les tenter. Il n'y a pas assez de part consacrée à la recherche à mon goût ! De plus, la part "civilisation / histoire" inhérente aux études de Lettres Classiques est trop mise de côté : pour résumer à outrance, le CAPES et l'Agrégation de Lettres Classiques sont des CAPES et Agrégation de Lettres Modernes avec une spécialité Latin et Grec ancien.

Cependant, en mars, je suis allée au SIOU : je flânais dans les allées, à la recherche d'informations sur ce qui pourrait m'intéresser, quand je tombe sur le témoignage d'une personne passée par hypokhâgne et khâgne spécialité Lettres Classiques, devenue Directrice des Ressources Humaines... Et pourquoi pas DRH ? Je me renseigne : il faudrait que j'obtienne un DUT Gestion des Entreprises et des Administrations. Or, une formation accélérée d'un an est proposée à l'IUT de Reims. Je pose ma candidature, et je suis acceptée.

Au programme de cette Année Spéciale de DUT GEA : des cours, un projet, un stage.
Les cours : au premier semestre, les cours étaient communs à ceux qui allaient suivre la spécialité Ressources Humaines et à ceux qui allaient suivre la spécialité Finances et Comptabilité. Communication, droit civil, calcul et analyse de coûts, droit du travail, comptabilité générale, anglais, économie, mathématiques financières, informatique (tout sur Excel ! ), management d'entreprise, fiscalité, psychologie sociale ; au second semestre, les cours étaient mi-communs, mi-spécialisés : communication, droit des affaires, pilotage social, psychologie sociale, anglais, informatique, paie, gestion des ressources humaines, management d'entreprise, fiscalité, droit du travail, analyse financière et budget, économie, statistiques (en italique, les cours spécifiques RH).
Le projet : il s'agissait d'un projet par équipe tutoré. Cela permet d'apprendre à travailler en groupe. D'autre part, plusieurs exposés en groupe nous ont été demandés dans diverses matières (communication, gestion des ressources humaines, droit).
Le stage : il s'agissait de mettre en pratique ce qu'on avait appris de manière théorique au cours de l'année. J'expliquerai ce stage dans un billet ultérieur.

En bref, cette année de DUT, intense (programme de 2 ans réalisé en 1 an !), a constitué pour moi un virage, mais certainement pas un retour en arrière. J'ai découvert d'autres choses, davantage ancrées dans la réalité. Mon parcours littéraire précédent m'a d'ailleurs été très utile, notamment en droit. J'ai ouvert plus largement mon éventail...

mardi 26 février 2008

après le Bac (3) : le Master ALLSH-TLR-LLE.

Lors de mon année de licence, le système LMD était en pleine formation, et dès l'année suivant il a été mis en place à l'Université de Reims, de façon progressive.
Au programme de la première année : au premier semestre, on avait des cours de "TBAM" (Techniques Bibliographiques Antiques et Modernes), de "BDOA" (Bibliographie, Dépouillement d'Articles et d'Ouvrages), informatique (tout sur Word et le traitement de texte !), anglais (lire et comprendre un texte anglais, et le résumer en français), et bien sûr des cours de spécialité : paléographie latine et initiation à l'édition de textes, rhétorique latine, les mises en scènes du chant dans l'Odyssée d'Homère. Pour moi, il y avait aussi du russe et une initiation à l'allemand. Au second semestre, on avait toujours de l'informatique (initiation à la création de sites Internet), de l'anglais, des mythes romains (réflexion générale sur le mythe et la mythologie, le mythes des origines de Rome, et les réécritures romaines du mythe de Phèdre), l'étude approfondie du Rapt de Proserpine (De Raptu Proserpinae), de Claudien, de la papyrologie et paléographie littéraires grecques, de l'épigraphie latine, iconographie et numismatique, et de l'initiation à la papyrologie documentaire grecque. Pour moi, il y avait toujours du russe. Et bien sûr, en master, les cours ne représentent qu'une petite partie du travail : j'avais aussi à réaliser un mémoire, que j'ai intitulé Plaute, Poète de l'Injure et du Juron (j'étudiais injures et jurons dans Aulularia (La Marmite), Amphitryo (Amphitryon) et Miles Gloriosus (le Soldat fanfaron), trois comédies de Plaute). Je l'ai soutenu en juin 2005.
page de garde mémoire Plaute
Un colloque sur la figure de Philomèle de l'Antiquité au XXè siècle nous a aussi été proposé. C'était très enrichissant et très intéressant.
Un deuxième cataclysme familial s'est produit au début de cette année universitaire. J'ai eu tendance à me plonger dans le travail ainsi que dans les activités de l'association Foragora (voir le billet sur la licence de Lettres Classiques). En outre, j'ai participé à la semaine de découverte des autres cultures pour lutter contre le racisme, la xénophobie, l'antisémitisme et toute les autres formes d'exclusion.J'ai également pris part au Printemps des Poètes, lors d'une manifestation qui porte le nom de Tour de Babel Poétique : il s'agit de lire et d'écouter des poèmes dans le plus de langues possibles.

Au programme de la deuxième année :
Au premier semestre, on avait de la poétique comparée, avec comme thème la représentation de la Nuit dans les arts en Europe (la nuit en littérature, la nuit en peinture, la nuit en musique, la nuit en sculpture), de l'initiation au latin médiéval, des mythes romains (sur l'imaginaire de la Nuit dans la littérature antique), de l'épigraphie et paléographie grecques, de l'anglais (toujours les résumés). J'ai également suivi quelques cours de CAPES de version grecque, puis d'histoire irlandaise (sur l'ambiguïté des relations anglo-irlandaises). En outre, j'ai continué le russe, et commencé le chinois (mandarin de Pékin).
Au second semestre, pas de cours normalement, car c'est un semestre consacré à la rédaction du mémoire. Cependant, j'ai poursuivi le russe et le chinois, et j'ai aussi repris des cours de rhétorique latine.
Et bien sûr, il y avait le mémoire. On peut soit garder son thème de M1, soit en prendre un nouveau. Comme j'avais fait le tour de mon sujet de M1, j'ai changé, pour un sujet plus technique : la lecture de trois manuscrits comparés à une édition, et la constitution d'un apparat critique annoté, de In Sophoniam (commentaire du prophète Sophonie) de St Jérôme. Je l'ai soutenu en juin 2006.
page de garde mémoire stJérôme

La paléographie m'intéresse énormément ; aussi, je prépare actuellement une thèse "paléographique".
J'ai par ailleurs assisté à diverses conférences (1. les apports de la toponymie à l'archéologie, 2. Xénophon et Théopompe, 3. le dialogue lucianesque au XVIIè siècle), à une journée scientifique sur l'expression de la "futurité" en français, anglais et néerlandais (nous étions beaucoup à ne pas connaître le néerlandais ; aussi, l'intervenant sur ce sujet prenait le temps d'expliquer la syntaxe et le sens des mots, heureusement !), et à un séminaire de recherche intitulé Literatura y Compromiso (Littérature et Engagement), où les intervenant s'exprimaient tantôt en français tantôt en espagnol.
J'ai participé à une deuxième Tour de Babel Poétique, et poursuivi les activités de Foragora. En juillet, j'ai également suivi un stage intensif (deux semaines) d'hébreu ancien, proposé par l'ALA (Académie des Langues Anciennes), à Digne-Les-Bains, équivalant à une première année.
Pendant ces deux années très intenses intellectuellement, j'ai acquis des méthodes scientifiques de travail, j'ai considérablement élargi ma culture générale, et j'ai su m'adapter aux différents rythmes de travail.
Certains termes de ce billet sont assez techniques ; aussi je vais les expliquer :
Conférences, colloques, séminaires de recherche et des journées scientifiques : les conférences sont courtes (de 1h à 2h) et assurées par une seule personne ; les colloques se déroulent sur un ou deux jour(s), les interventions sont nombreuses et courtes (environ 20 mn) ; les journées scientifiques (aussi appelées "séminaires de recherche") se déroulent sur une journée ; es interventions sont moins nombreuses que dans les colloques et plus longues (elles ressemblent davantage à des mini-conférences).
Paléographie, épigraphie, papyrologie : tout dépend du support ! Ces trois disciplines concernent la lecture d'écrits anciens (paléo- vient d'un mot grec signifiant "ancien"), mais la papyrologie traite des écrits sur papyrus, la paléographie au sens strict sur parchemin, et l'épigraphie sur tout autre support (pierre, céramique, ...).
Prochainement, mes premières démarches auprès d'employeurs. à bientôt ! ^^

jeudi 21 février 2008

après le Bac (2) : la licence de Lettres Classiques.

Après mes trois années de prépa littéraires, je suis entrée directement en Licence de Lettres Classiques. à l'époque, on appelait "licence" uniquement la 3è année. Les deux premières années constituaient le DEUG. J'avais obtenu l'équivalence totale de DEUG lors de mes deux premières années de prépa.

Cette année fut la moins variée : au programme, du grec, du latin, mais aussi de la littérature française.

En latin, on avait de la version (traduction du latin vers le français), du thème (traduction du français vers le latin), de la littérature (les auteurs de l'antiquité tardive au premier semestre, les Histoires de Tacite au second), et l'étude approfondie du Livre 15 des Métamorphoses d'Ovide au premier semestre et des Annales de Tacite au second semestre.

En grec, on avait de la version, de l'histoire littéraire, de la "langue grecque" (c'est-à-dire l'étude poussée de certains termes, préfixes, suffixes, ... afin de construire des traductions les plus précises et les plus proches du sens grec possible), ainsi que l'étude approfondie de l'Anabase de Xénophon au premier semestre, d'Oedipe à Colone au second semestre. Pas de "langue grecque" au second semestre.

On avait aussi de la philologie (c'est-à-dire l'étude des langues, de l'histoire des langues, de leurs évolutions, ...), centrée sur le grec, le latin, et d'autres langues indo-européennes comme le sanskrit.

Mais on devait aussi suivre une partie du programme des Lettres Modernes : la littérature française, avec les Essais de Montaigne aux premier et second semestres, Britannicus et Athalie de Racine ainsi que le Dictionnaire Philosophique de Voltaire au premier semestre, le Voyage en Orient de Nerval ainsi que La Guerre de Troie n'aura pas lieu et Electre de Giraudoux au second semestre. Dissertations, commentaires composés, explications orales, ... Rien de bien nouveau...

Mes cours préférés ? les deux nouveautés : la philologie et le russe. En effet, j'ai pu enfin apprendre le russe, langue que je voulais connaître depuis très, très longtemps. Ce n'était pas au programme de la licence. Je suis passée à côté du panneau d'affichage après avoir pris connaissance de mon emploi du temps, et bonne surprise, les horaires de cours pour débutants s'emboîtent parfaitement dans mes horaires des cours de licence !

Cette année de licence aura surtout enrichi ma culture générale, cependant je regrette que les Lettres Classiques soient autant accolées aux Lettres Modernes. En effet, en Lettres Classiques, on aborde des thèmes variés, comme certes la langue et la littérature, mais aussi l'histoire , l'archéologie, la géographie, et même les autres sciences (mathématiques, géométrie, astronomie, ...) et la philosophie. Or, point de tels cours. Nos profs faisaient quelques points (en particulier des points historiques, géographiques et philosophiques) pour expliquer le contexte d'un texte ou d'une oeuvre, heureusement !

J'estime qu'on devrait avoir le choix : Lettres Classiques option Littérature française (car la littérature française est marquée de littérature antique), ou bien Lettres Classiques option Histoire (on y trouverait de l'histoire ancienne, de la géographie et de l'archéologie), ou encore Lettres Classiques option Philosophie (il y a tellement de philosophes antiques et d'idées encore très actuelles !). Moi, j'aurais pris l'option Histoire... Ou alors, on renomme les Lettres Classiques : on les appellerait "Etudes des Civilisations Anciennes", davantage centrées sur l'Antiquité sous ses différents aspects. ça pourrait être intéressant...

Au cours de cette année de licence, j'ai également créé, avec un groupe d'amis, l'association (à but non lucratif) FORAGORA, ayant pour but la promotion des cultures et civilisations anciennes. Visites, mini-expositions, et surtout bulletins publiés (sur papier dans un premier temps, puis via deux blogs par la suite, notre partenaire reprographie ayant mis fin à son partenariat sans donner d'explication...). Cette expérience fut aussi très enrichissante : il fallait faire marcher l'association, et en tant que membre du bureau veiller à divers aspects (trésorerie, activités, cohérence, "publicité", ...).

Voilà pour l'année universitaire qui m'a semblée la plus difficile (d'autant plus que certains événements familiaux ont entraîné un cataclysme), mais que j'ai validée dès le mois de juin. Dans un prochain billet, je relaterai ma première expérience professionnelle rémunérée. à bientôt ! ^^

samedi 16 février 2008

après le Bac (1) : la prépa littéraire.

Après avoir passé mon bac littéraire, obtenu avec la mention Bien, je suis entrée en prépa littéraire au Lycée Jean Jaurès de Reims.

Pourquoi avoir choisi la Prépa ? J'étais attirée par la polyvalence de l'enseignement proposé en prépa littéraire : du français, des langues (anglais, espagnol, grec ancien, latin), de l'histoire, de la géographie, de la philosophie et du sport pour décompresser. J'avais aussi pris l'option géographie en hypokhâgne (première année de prépa littéraire), et je me retrouvais donc avec un emploi du temps assez chargé : 8 h - 18 h tous les jours (sauf le mercredi : sortie à 15 h quand il n'y avait pas les oraux d'entraînement ; et le vendredi : sortie à 16 h), avec une ou deux heures pour manger selon les jours. J'y ai acquis des connaissances multiples ainsi qu' une méthode de travail efficace et rapide. J'ai été acceptée en khâgne (c'est-à-dire en deuxième année de prépa littéraire).

En khâgne, il faut choisir une spécialité. Après avoir hésité tout au long de l'hypokhâgne entre histoire/géographie et Lettres Classiques (latin/grec), j'ai finalement opté pour le grec et le latin. Cependant, le tronc commun de l'enseignement en khâgne comporte encore français, histoire, géographie, philosophie, langue (anglais), et toujours du sport pour se défouler ou se détendre. J'avais aussi conservé une deuxième langue (toujours l'espagnol). J'ai amélioré la vitesse et la qualité de ma façon de travailler, et même été admise à "doubler en première supérieure", c'est-à-dire à refaire une khâgne (on dit aussi "cuber").

La possibilité de cuber est proposée à ceux qui se sont montrés assidus, sérieux et compétents. Il ne s'agit pas d'un redoublement, mais d'une nouvelle chance pour le concours de l'ENS. Même si je ne visais pas le concours de l'ENS, j'ai choisi de saisir cette occasion de renforcer mes compétences. Bien m'en a pris, car j'ai nettement progressé, notamment en grec.

Certains -j'en connais par ailleurs- ont été très affectés par cette expérience de la prépa, au point parfois d'y avoir détruit leur santé. Pas moi. J'avais déjà un caractère assez fort, et loin de me casser, la prépa m'a renforcée. Je peux, grâce à la prépa, travailler intensément sur un temps assez court, approfondir, analyser, synthétiser.

Je n'ai pas "bicarré" (c'est-à-dire faire une troisième khâgne). Je suis donc entrée en troisième année de fac de Lettres Classiques, après avoir obtenu mon équivalence de DEUG. Mais cette phase-là de mon parcours sera relatée dans un autre billet. à bientôt ! ^^

vendredi 15 février 2008

Qui suis-je ?

Euthéka

Je suis née le 28 août 1982 à Reims. Après des études littéraires, qui ont déboûché sur l'obtention d'un Master d'ALLSH-TLR-LLE (je traduis : Arts, Lettres, Langues, Sciences Humaines - Textes, Lectures et Représentations - Littératures des Langues Européennes) spécialité Lettres Classiques, j'ai décidé de suivre une année spéciale de Gestion des Entreprises et des Administrations. J'ai obtenu mon diplôme en septembre 2007, et depuis je suis en recherche d'emploi. Après avoir tâtonné entre CV, lettres de motivation, et lettres de retour négatives, je me suis inscrite à l'ASSEDIC et donc à l'ANPE. Je bénéficie actuellement de la prestation "Objectif Projet Individuel", pour déterminer vers quel emploi je vais me tourner. Cette prestation prendra fin le 3 mars. Dans des billets ultérieurs, j'expliquerai tout ce que j'ai pu faire lors de mes différentes formations. à bientôt ! ^^