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Euthéka "emploi" 1982

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mercredi 4 février 2009

Maestris-ICCA Formation : une double expérience.

Une de mes amies m’a fait découvrir le site Viadeo.com, qui permet d’expliquer son parcours professionnel et d’établir des réseaux. Je m’y inscris, et quelques jours plus tard je suis contactée pour donner des cours de français et de culture générale. Je demande de plus amples renseignements, puis je postule. Mon entretien a lieu en février ; je n’avais donc pas encore achevé mon OPI. Puis c’est l’attente : serai-je prise ? Pour ne pas être déçue par la réponse, je tente de mettre en avant tous les côtés « pénibles » de l’enseignement. Mais finalement, un vendredi, la directrice de Maestris-ICCA Formation m’appelle : son choix s’est porté sur moi ! Le mardi suivant, j’ai rendez-vous avec l’enseignante que je vais remplacer : elle m’explique en quoi vont consister les séances, me renseigne sur les différentes classes qui me seront confiées, me remet des documents… Et le jeudi, je commence.

Le français.

La classe que j’ai le plus souvent prépare des concours d’entrée en écoles d’orthophonie. Les écrits des concours ont lieu fin mars à début avril (selon les écoles). Il s’agit donc de les entraîner le plus possible aux différentes épreuves de français : orthographe, grammaire, vocabulaire, techniques rédactionnelles (résumé, commentaire, dissertation). C’est très pointu et très intéressant, et renforce ma connaissance du français, m’amenant à m’exprimer avec plus de minutie.

L’autre classe que j’ai est composée d’élèves préparant les concours d’infirmière, d’aide-soignante, d’auxiliaire puéricultrice, et de spécialistes en psychomotricité. Il s’agit d’enrichir leur vocabulaire, d’améliorer leur expression écrite et orale, de réduire leurs fautes de langage et d’orthographe.

La culture générale.

Soit sous forme d’exposés réalisés par les élèves, soit sous forme de débats, la culture générale recouvre à la fois des thèmes médico-sociaux (en particulier pour la classe hétéroclite), et des thèmes allant de l’art à l’histoire en passant par la géographie ou les sciences (surtout pour la classe d’orthophonistes).

Cette expérience, qui a duré un mois, m’a permis de me familiariser avec des classes : préparer cours, des exercices, des devoirs, corriger des copies, … Cela diffère des cours particuliers, mais est tout aussi appréciable.

Fin avril, la directrice me contacte afin de faire le point sur cette expérience. Par la même occasion, elle m’engage en tant que membre de jury de soutenance de Licence Professionnelle Ressources Humaines. Fin mai, on me remet deux rapports de stage : je les lis attentivement, je les annote, puis prépare une liste de questions à poser aux deux candidates. Les soutenances ont lieu un vendredi matin de juin. Le jury est composé de deux membres. Je me retrouve donc, presque un an après, de l’autre côté de la barrière : candidate en septembre 2007, membre du jury en juin 2008… La première candidate répète son rapport, gère mal son temps, et nous devons l’interrompre. Les questions que j’avais préparées demeurent sans réponse… La seconde candidate, qui gère parfaitement son temps, présente son stage sous un autre angle : loin de redire son rapport, elle apporte des précisions, des éclairages, des exemples précis,… Les questions préparées trouvent leurs réponses, pendant l’exposé ou lors de la reprise. C’est en faisant passer ces soutenances que j’ai pleinement appréhendé ce qu’attendait un jury. Je me suis montrée aussi exigeante que mes professeurs (que je trouvais tatillons…). Cette expérience fut donc certes brève, mais très profitable.

dimanche 21 septembre 2008

L'Objectif Projet Individuel (OPI).

Cette prestation s'est étalée sur trois mois, à raison d'un rendez-vous par semaine. Elle a lieu au Cabinet Jarry Conseil, à Reims, et a débuté le 5 décembre 2007.

Mon OPI s'est composé de plusieurs étapes :
Tout d'abord, ma conseillère et moi avons étudié mon parcours général : scolarité, études, emplois, satges, loisirs, goûts, métiers enviagés à diverses étapes de ma vie, expériences apportées, ...

Puis j'ai passé deux tests :

  • un test d'intérêts professionnels, pour déterminer les catégories qui m'intéressent le plus (par exemple : artistique, investigateur, social, plein-air, technique, bureau, ...) ;
  • un test de personnalité appelé le 16 PF 5, qui consiste en une séries de questions ou d'affirmations, auxquelles il faut répondre oui ou non.

Lors d'un séance suivante, nous avons analysé les résultats de ces tests.

  • Pour le premier test, j'ai souligné sur une fiche de description des intérêts généraux ce qui à mon avis me correspondait le plus ; puis nous avons renouvelé l'opération sur une fiche de description des intérêts spécifiques pour affiner. Il en ressort que si auncun domaine n'est éliminé, mes principaux centres d'intérêts professionnels sont les arts (musique, esthétique, littéraire, ...), le travail de bureau, le pratique et les sciences.
  • Pour le second test, nous avons étudié des graphiques permettant de dégager des traits de personnalité. Les traits de caractère qui ressortent le plus ? Imaginative, innovatrice, autonome, non conformiste, réceptive, plutôt tourné vers l'abstrait.

Ensuite, j'ai recherché sur le site de l'Onisep les métiers qui m'intéressaient. J'ai établi une liste, que ma conseillère et moi avons analysée (pourquoi tel métier, quel déboûché, où, métier ou loisir,...). La liste a été affinée au fil des séances, et finalement il ne restait plus qu'une dizaine de métiers, rangés en trois axes : administration (assistante/secrétaire de direction, assistante RH, assistante de gestion, attachée territoriale), formation (formatrice, enseigante) et information (journaliste, bibliothécaire, archiviste). Une autre étape a consisté à rencontrer (de visu ou par téléphone) des personnes exerçant ces différents métiers, afin de les interroger sur leurs missions principales, leurs journées-types, les qualités indispensables à l'exercice du métier, la formation de base, les conditions de travail, la rémunération moyenne, les déboûchés, et enfin les conseils qu'il donneraient à un débutant.

Enfin, j'ai apporté un CV et une lettre de motivation, et ma conseillère m'a aidé à les améliorer, à les adapter selon l'emploi recherché, bref : à les rendre davantage professionnels. La veille de l'avant-dernière séance, j'avais passé un entretien d'embauche ; nous analysons l'entretien, on me remet une liste des questions les plus fréquemment posées en entetien ainsi qu'une fiche de suivi des candidatures et des réponses aux offres. Dernières questions, derniers conseils, et mon OPI était terminé. Nous étions le 3 mars 2008.

vendredi 19 septembre 2008

Tâtonnements, espoirs et découragements (1)

Après l'obention de mon diplôme de GEA, je me suis en mise en quête d'un emploi.
J'ai commencé par postuler dans les agences d'Intérim, en ant que conseillère Intérim, en portant CV et lettres de motivation directement sur place. Je pensais que me éplacer aurait davantage de poids qu'un courrier, mais je n'ai guère eu de succès.
J'ai ensuite écrit à divers organismes : mairies, impôts, grandes surfaces, banques, SNCF, cabinets conseils,... Mais à chaque fois, même réponse : pas de poste correspondant à mes compétences. Les impôts me précisent qu'un concours est nécessaire ; la mairie de Reims m'envoie la liste des divers concours administratifs.
Je m'inscris sur différents sites d'emploi, et entame des recherches par Internet, sans plus de succès.
Le découragement commence à me gagner. Que faire ? J'ai l'impression de perdre mon temps, de gâcher mes compétences...
Heureusement, Acadomia me contacte pour une proposition de cours, ce qui me redonne espoir. Mais deux heures par semaine, ce n'est pas beaucoup...
Alors que je parcours le site des ASSEDICs, je tombe sur une rubrique "questions" : je demande à quelle ANPE m'adresser. Je suis contactée très rapidement, on me fixe un rendez-vous, et me voilà inscrite aux ASSEDICs et à l'ANPE. Là, on me propose de suivre un OPI, Objectif Projet Individuel, afin de déterminer vers quel(s) métier(s) me tourner.

mardi 5 août 2008

Mon stage d'assistante RH

Dans le cadre du DUT, j'ai effectué un stage de 10 semaines chez Compas SAS, à Gueux.
photosompas

Le poste d'assistante RH n'y existe pas, et a été créé le temps du stage.
Trois axes principaux :

  • des missions spécifiques et ponctuelles
  • des tâches RH courantes
  • des activités administratives générales

Les missions :

  • Adaptation de Fiches de Fonctions FNA à COMPAS SAS
  • Recherches, calculs et synthèse concernant l’avant-projet de loi sur les heures supplémentaires
  • Mise à jour et complément du guide d’accueil
  • Mise à jour du plan comptable analytique

Les tâches complémentaires à ces missions (qui ont permis leur accomplissement ou qui ont été faites en parallèle) :

  • Mise à jour de l’organigramme général
  • Repérage des extincteurs, sorties de secours et autres dispositifs sur le site de Gueux
  • Comparaison des deux éditions (2002 et 2007) du Guide d’Accueil dans les entreprises de négoce de produits agricoles fourni par la FNA
  • Remarques sur le Bilan Social (les rubriques et sous-rubriques qu’on pourrait y ajouter)

Des opérations de gestion des Ressources Humaines courantes :

  • DUE (= Déclaration Unique d'Embauche)
  • Contrat de Travail
  • Remplissages de questionnaires divers

Des activités opérationnelles diverses :

  • Photocopies (simples et recto-verso)
  • Reliures
  • Mise sous plis manuelle
  • Affranchissement
  • Tri d’enveloppes
  • Aide au chargement des caisses de courrier

Pour résumer, ce stage m’a permis de mettre en œuvre des connaissances que j’avais acquises au cours de l’année de GEA (gestion des ressources humaines, pilotage social, mathématiques et statistiques, comptabilité, droit du travail, paie, informatique (Excel), …) mais aussi certaines compétences que je possédais avant (informatique (Word), recherches Internet, synthèses, …). Au cours de ce stage, j’ai également appris à faire une DUE, à établir un Contrat de Travail, à utiliser différentes machines (photocopieuse recto-verso, relieuse, massicot, affranchisseuse,…), … Certains « tuyaux » m’ont été aussi apportés, notamment par la Responsable RH (intervenante extérieure, présente sur place deux fois par semaine). L’habitude veut qu’on dise quand ça ne va pas ; moi je dis aussi quand ça va : j’ai beaucoup apprécié l’ambiance de l’entreprise, et j’ai trouvé les missions et différentes tâches (complémentaires, courantes ou autres) très intéressantes. J’ai beaucoup aimé la confiance qui m’a été accordée, par le Responable Administratif et Financier par exemple, ainsi que la polyvalence de la fonction. En bref, je tire un bilan très positif de cette expérience.

mardi 15 juillet 2008

mes premières recherches d'emploi...

J'avais pu être hôtesse de caisse en piscine grâce à mon père, maître-nageur, qui avait informé le recruteur que je cherchait un job d'été pour le mois d'août. Cependant, pour août 2006, j'avais fait ma demande un peu tard... tout était déjà occupé. J'ai donc dû faire mes toutes premières recherches d'emploi. J'ai sorti un CV, j'ai repéré les endroits où je pouvais travailler, et commencé ma tournée de distribution... Sans lettre de motivation. Certaines boutiques ont pris mon CV, d'autres m'ont conseillé de faire une lettre de motivation avant d'étudier ma candidature. J'ai donc pondu de très laconiques lettres de motivation, sur format A5 (des A4 coupés en 2 et pas toujours droit !), et je suis retournée en ville. C'était en avril. Au passage, je pose aussi ma candidature chez Acadomia pour la rentrée.
Je reçois deux réponses négatives, rien de la part de certains autres, et au final je reste libre en août.
Cependant, tout début septembre, je reçois un coup de téléphone d'Acadomia. On me demande si je suis toujours disponible, on me donne un rendez-vous pour un entretien. Il faut que j'apporte une photocopie de pièce d'ientité, des justificatifs de diplômes, un RIB, un extrait de casier judiciaire (étant-donné le public, majoritairement des mineurs, toutes les précautions concernant les enseignants doivent être prises). Nous sommes trois nouvelles enseignantes à être reçues par une responsable pédagogique. Elle nous présente Acadomia, nous explique certaines choses, nous donne des conseils, puis chaque nouvelle enseignante est reçue en privé. Là, la responsable pédagogique me dit une chose qui maintenant tombe sous le sens pour moi : une lettre de motivation, c'est sur un A4 ! A l'époque, je me disais : "vu le petit nombre de mots que j'ai à mettre, rien ne sert de prendre une grande feuille..." Elle me donne d'autres conseils plus précis, me demande mes compétences (les matières que je peux enseigner), la zone géographique que je peux couvrir, puis me remet un certain nombre de documents.
Ainsi, en 2006-2007, j'allais être à la fois étudiante en GEA et enseignante...

samedi 12 juillet 2008

Virage : un DUT après le Master !?

En mars de ma dernière année de Master, je ne savais pas quoi faire : il me fallait trouver quelque chose pour financer ma thèse, mais quoi ? Bien souvent, les études de Lettres Classiques mènent aux concours de l'enseignement (CAPES ou Agrégation), mais je ne souhaitais pas les tenter. Il n'y a pas assez de part consacrée à la recherche à mon goût ! De plus, la part "civilisation / histoire" inhérente aux études de Lettres Classiques est trop mise de côté : pour résumer à outrance, le CAPES et l'Agrégation de Lettres Classiques sont des CAPES et Agrégation de Lettres Modernes avec une spécialité Latin et Grec ancien.

Cependant, en mars, je suis allée au SIOU : je flânais dans les allées, à la recherche d'informations sur ce qui pourrait m'intéresser, quand je tombe sur le témoignage d'une personne passée par hypokhâgne et khâgne spécialité Lettres Classiques, devenue Directrice des Ressources Humaines... Et pourquoi pas DRH ? Je me renseigne : il faudrait que j'obtienne un DUT Gestion des Entreprises et des Administrations. Or, une formation accélérée d'un an est proposée à l'IUT de Reims. Je pose ma candidature, et je suis acceptée.

Au programme de cette Année Spéciale de DUT GEA : des cours, un projet, un stage.
Les cours : au premier semestre, les cours étaient communs à ceux qui allaient suivre la spécialité Ressources Humaines et à ceux qui allaient suivre la spécialité Finances et Comptabilité. Communication, droit civil, calcul et analyse de coûts, droit du travail, comptabilité générale, anglais, économie, mathématiques financières, informatique (tout sur Excel ! ), management d'entreprise, fiscalité, psychologie sociale ; au second semestre, les cours étaient mi-communs, mi-spécialisés : communication, droit des affaires, pilotage social, psychologie sociale, anglais, informatique, paie, gestion des ressources humaines, management d'entreprise, fiscalité, droit du travail, analyse financière et budget, économie, statistiques (en italique, les cours spécifiques RH).
Le projet : il s'agissait d'un projet par équipe tutoré. Cela permet d'apprendre à travailler en groupe. D'autre part, plusieurs exposés en groupe nous ont été demandés dans diverses matières (communication, gestion des ressources humaines, droit).
Le stage : il s'agissait de mettre en pratique ce qu'on avait appris de manière théorique au cours de l'année. J'expliquerai ce stage dans un billet ultérieur.

En bref, cette année de DUT, intense (programme de 2 ans réalisé en 1 an !), a constitué pour moi un virage, mais certainement pas un retour en arrière. J'ai découvert d'autres choses, davantage ancrées dans la réalité. Mon parcours littéraire précédent m'a d'ailleurs été très utile, notamment en droit. J'ai ouvert plus largement mon éventail...

mardi 26 février 2008

après le Bac (3) : le Master ALLSH-TLR-LLE.

Lors de mon année de licence, le système LMD était en pleine formation, et dès l'année suivant il a été mis en place à l'Université de Reims, de façon progressive.
Au programme de la première année : au premier semestre, on avait des cours de "TBAM" (Techniques Bibliographiques Antiques et Modernes), de "BDOA" (Bibliographie, Dépouillement d'Articles et d'Ouvrages), informatique (tout sur Word et le traitement de texte !), anglais (lire et comprendre un texte anglais, et le résumer en français), et bien sûr des cours de spécialité : paléographie latine et initiation à l'édition de textes, rhétorique latine, les mises en scènes du chant dans l'Odyssée d'Homère. Pour moi, il y avait aussi du russe et une initiation à l'allemand. Au second semestre, on avait toujours de l'informatique (initiation à la création de sites Internet), de l'anglais, des mythes romains (réflexion générale sur le mythe et la mythologie, le mythes des origines de Rome, et les réécritures romaines du mythe de Phèdre), l'étude approfondie du Rapt de Proserpine (De Raptu Proserpinae), de Claudien, de la papyrologie et paléographie littéraires grecques, de l'épigraphie latine, iconographie et numismatique, et de l'initiation à la papyrologie documentaire grecque. Pour moi, il y avait toujours du russe. Et bien sûr, en master, les cours ne représentent qu'une petite partie du travail : j'avais aussi à réaliser un mémoire, que j'ai intitulé Plaute, Poète de l'Injure et du Juron (j'étudiais injures et jurons dans Aulularia (La Marmite), Amphitryo (Amphitryon) et Miles Gloriosus (le Soldat fanfaron), trois comédies de Plaute). Je l'ai soutenu en juin 2005.
page de garde mémoire Plaute
Un colloque sur la figure de Philomèle de l'Antiquité au XXè siècle nous a aussi été proposé. C'était très enrichissant et très intéressant.
Un deuxième cataclysme familial s'est produit au début de cette année universitaire. J'ai eu tendance à me plonger dans le travail ainsi que dans les activités de l'association Foragora (voir le billet sur la licence de Lettres Classiques). En outre, j'ai participé à la semaine de découverte des autres cultures pour lutter contre le racisme, la xénophobie, l'antisémitisme et toute les autres formes d'exclusion.J'ai également pris part au Printemps des Poètes, lors d'une manifestation qui porte le nom de Tour de Babel Poétique : il s'agit de lire et d'écouter des poèmes dans le plus de langues possibles.

Au programme de la deuxième année :
Au premier semestre, on avait de la poétique comparée, avec comme thème la représentation de la Nuit dans les arts en Europe (la nuit en littérature, la nuit en peinture, la nuit en musique, la nuit en sculpture), de l'initiation au latin médiéval, des mythes romains (sur l'imaginaire de la Nuit dans la littérature antique), de l'épigraphie et paléographie grecques, de l'anglais (toujours les résumés). J'ai également suivi quelques cours de CAPES de version grecque, puis d'histoire irlandaise (sur l'ambiguïté des relations anglo-irlandaises). En outre, j'ai continué le russe, et commencé le chinois (mandarin de Pékin).
Au second semestre, pas de cours normalement, car c'est un semestre consacré à la rédaction du mémoire. Cependant, j'ai poursuivi le russe et le chinois, et j'ai aussi repris des cours de rhétorique latine.
Et bien sûr, il y avait le mémoire. On peut soit garder son thème de M1, soit en prendre un nouveau. Comme j'avais fait le tour de mon sujet de M1, j'ai changé, pour un sujet plus technique : la lecture de trois manuscrits comparés à une édition, et la constitution d'un apparat critique annoté, de In Sophoniam (commentaire du prophète Sophonie) de St Jérôme. Je l'ai soutenu en juin 2006.
page de garde mémoire stJérôme

La paléographie m'intéresse énormément ; aussi, je prépare actuellement une thèse "paléographique".
J'ai par ailleurs assisté à diverses conférences (1. les apports de la toponymie à l'archéologie, 2. Xénophon et Théopompe, 3. le dialogue lucianesque au XVIIè siècle), à une journée scientifique sur l'expression de la "futurité" en français, anglais et néerlandais (nous étions beaucoup à ne pas connaître le néerlandais ; aussi, l'intervenant sur ce sujet prenait le temps d'expliquer la syntaxe et le sens des mots, heureusement !), et à un séminaire de recherche intitulé Literatura y Compromiso (Littérature et Engagement), où les intervenant s'exprimaient tantôt en français tantôt en espagnol.
J'ai participé à une deuxième Tour de Babel Poétique, et poursuivi les activités de Foragora. En juillet, j'ai également suivi un stage intensif (deux semaines) d'hébreu ancien, proposé par l'ALA (Académie des Langues Anciennes), à Digne-Les-Bains, équivalant à une première année.
Pendant ces deux années très intenses intellectuellement, j'ai acquis des méthodes scientifiques de travail, j'ai considérablement élargi ma culture générale, et j'ai su m'adapter aux différents rythmes de travail.
Certains termes de ce billet sont assez techniques ; aussi je vais les expliquer :
Conférences, colloques, séminaires de recherche et des journées scientifiques : les conférences sont courtes (de 1h à 2h) et assurées par une seule personne ; les colloques se déroulent sur un ou deux jour(s), les interventions sont nombreuses et courtes (environ 20 mn) ; les journées scientifiques (aussi appelées "séminaires de recherche") se déroulent sur une journée ; es interventions sont moins nombreuses que dans les colloques et plus longues (elles ressemblent davantage à des mini-conférences).
Paléographie, épigraphie, papyrologie : tout dépend du support ! Ces trois disciplines concernent la lecture d'écrits anciens (paléo- vient d'un mot grec signifiant "ancien"), mais la papyrologie traite des écrits sur papyrus, la paléographie au sens strict sur parchemin, et l'épigraphie sur tout autre support (pierre, céramique, ...).
Prochainement, mes premières démarches auprès d'employeurs. à bientôt ! ^^

lundi 25 février 2008

ma première expérience professionnelle rémunérée.

C'était en août 2004. J'étais hôtesse de caisse en piscine.
Mon rôle était multiple :
avant l'ouverture :
ouvrir le coffre, prendre le fonds de caisse, compter le fonds de caisse, noter le montant total attendu et tout écart par rapport à ce montant, préparer la caisse en triant les différents billets et les pièces diverses, en branchant et allumant les appareils (enregistreuse et dérouleuse), en sortant les cartes à magnétiser, et enfin en ouvrant la caisse.
pendant la journée :
accueilir les nageurs, prendre leur règlement contre une carte qui leur permet de passer les portiques menant aux vestiaires, les renseigner sur les horaires, les modalités (tenues autorisées et non autorisées), les incidents divers (tobbogan fermé, pataugeoire fermée), répondre aux questions éventuelles, garder des affaires précieuses (sacs à main, bijoux, ...), répondre au téléphone, ...

après la fermeture :
après avoir fermé la caisse et éteint les appareils, passer dans le bureau pour clore la journée sur l'ordinateur, éditer et imprimer la recette de la journée, compter le fonds de caisse (qui doit être identique au montant d'ouverture), l'isoler de la recette, et compter la recette, qui doit bien sûr être en adéquation avec la recette éditée. Il faut distinguer les espèces, les chèques, les chèques-vacances, ou tout autre moyen de règlement, et noter les sommes correspondantes. Une fois toutes les vérifications effectuées, mettre dans une pochette la recette éditée et en argent, et déposer recette et fonds de caisse au coffre. Enfin, fermer le coffre, débrancher les appareils, et la journée est finie.
Cette expérience m'a fait toucher à des affaires plus terre-à-terre que les études que je poursuivais. Cela a prouvé à ceux qui en doutaient que je pouvais faire face à des situations concrètes.
Certes, avec le recul, je constate que tout ne s'est pas déroulé sans encombre. J'ai fait connaissance avec une certaine jalousie mal placée de la part d'une de mes collègues, que j'ai heureusement su ignorer pour que le mois se passe bien. Toutefois, j'étais moins détendue en présence de cette collègue. En outre, je traiterais aujourd'hui d'une manière différente certaines situations conflictuelles, comme les chahuts provoqués par certaines personnes, chose que je ne savais pas gérer à l'époque (j'ai donc laissé faire mes collègues). Aujourd'hui, je suis plus ferme, plus calme, je sais ne pas répondre aux provocations tout en me faisant respecter.
Cependant, cette première expérience professionnelle rémunérée reste globalement positive.
Dans un prochain billet, je reprendrai l'explication de mon parcours. à bientôt !^^

dimanche 24 février 2008

Le dessin et moi...

Un de mes loisirs est le dessin. Depuis que je suis petite, je dessine.
Personnages principalement, paysages quelque fois, je laisse mon imagination s'emparer de mon crayon. Soit j'illustre des histoires (mes propres histoires ou d'autres), soit je crée des histoires après avoir dessiné.
Voici un exemple de ce que dessine (cliquez sur "une annexe", en bas du billet). Régulièrement, je posterai quelques illustrations pour égayer mon blog. à bientôt!^^

jeudi 21 février 2008

après le Bac (2) : la licence de Lettres Classiques.

Après mes trois années de prépa littéraires, je suis entrée directement en Licence de Lettres Classiques. à l'époque, on appelait "licence" uniquement la 3è année. Les deux premières années constituaient le DEUG. J'avais obtenu l'équivalence totale de DEUG lors de mes deux premières années de prépa.

Cette année fut la moins variée : au programme, du grec, du latin, mais aussi de la littérature française.

En latin, on avait de la version (traduction du latin vers le français), du thème (traduction du français vers le latin), de la littérature (les auteurs de l'antiquité tardive au premier semestre, les Histoires de Tacite au second), et l'étude approfondie du Livre 15 des Métamorphoses d'Ovide au premier semestre et des Annales de Tacite au second semestre.

En grec, on avait de la version, de l'histoire littéraire, de la "langue grecque" (c'est-à-dire l'étude poussée de certains termes, préfixes, suffixes, ... afin de construire des traductions les plus précises et les plus proches du sens grec possible), ainsi que l'étude approfondie de l'Anabase de Xénophon au premier semestre, d'Oedipe à Colone au second semestre. Pas de "langue grecque" au second semestre.

On avait aussi de la philologie (c'est-à-dire l'étude des langues, de l'histoire des langues, de leurs évolutions, ...), centrée sur le grec, le latin, et d'autres langues indo-européennes comme le sanskrit.

Mais on devait aussi suivre une partie du programme des Lettres Modernes : la littérature française, avec les Essais de Montaigne aux premier et second semestres, Britannicus et Athalie de Racine ainsi que le Dictionnaire Philosophique de Voltaire au premier semestre, le Voyage en Orient de Nerval ainsi que La Guerre de Troie n'aura pas lieu et Electre de Giraudoux au second semestre. Dissertations, commentaires composés, explications orales, ... Rien de bien nouveau...

Mes cours préférés ? les deux nouveautés : la philologie et le russe. En effet, j'ai pu enfin apprendre le russe, langue que je voulais connaître depuis très, très longtemps. Ce n'était pas au programme de la licence. Je suis passée à côté du panneau d'affichage après avoir pris connaissance de mon emploi du temps, et bonne surprise, les horaires de cours pour débutants s'emboîtent parfaitement dans mes horaires des cours de licence !

Cette année de licence aura surtout enrichi ma culture générale, cependant je regrette que les Lettres Classiques soient autant accolées aux Lettres Modernes. En effet, en Lettres Classiques, on aborde des thèmes variés, comme certes la langue et la littérature, mais aussi l'histoire , l'archéologie, la géographie, et même les autres sciences (mathématiques, géométrie, astronomie, ...) et la philosophie. Or, point de tels cours. Nos profs faisaient quelques points (en particulier des points historiques, géographiques et philosophiques) pour expliquer le contexte d'un texte ou d'une oeuvre, heureusement !

J'estime qu'on devrait avoir le choix : Lettres Classiques option Littérature française (car la littérature française est marquée de littérature antique), ou bien Lettres Classiques option Histoire (on y trouverait de l'histoire ancienne, de la géographie et de l'archéologie), ou encore Lettres Classiques option Philosophie (il y a tellement de philosophes antiques et d'idées encore très actuelles !). Moi, j'aurais pris l'option Histoire... Ou alors, on renomme les Lettres Classiques : on les appellerait "Etudes des Civilisations Anciennes", davantage centrées sur l'Antiquité sous ses différents aspects. ça pourrait être intéressant...

Au cours de cette année de licence, j'ai également créé, avec un groupe d'amis, l'association (à but non lucratif) FORAGORA, ayant pour but la promotion des cultures et civilisations anciennes. Visites, mini-expositions, et surtout bulletins publiés (sur papier dans un premier temps, puis via deux blogs par la suite, notre partenaire reprographie ayant mis fin à son partenariat sans donner d'explication...). Cette expérience fut aussi très enrichissante : il fallait faire marcher l'association, et en tant que membre du bureau veiller à divers aspects (trésorerie, activités, cohérence, "publicité", ...).

Voilà pour l'année universitaire qui m'a semblée la plus difficile (d'autant plus que certains événements familiaux ont entraîné un cataclysme), mais que j'ai validée dès le mois de juin. Dans un prochain billet, je relaterai ma première expérience professionnelle rémunérée. à bientôt ! ^^

samedi 16 février 2008

après le Bac (1) : la prépa littéraire.

Après avoir passé mon bac littéraire, obtenu avec la mention Bien, je suis entrée en prépa littéraire au Lycée Jean Jaurès de Reims.

Pourquoi avoir choisi la Prépa ? J'étais attirée par la polyvalence de l'enseignement proposé en prépa littéraire : du français, des langues (anglais, espagnol, grec ancien, latin), de l'histoire, de la géographie, de la philosophie et du sport pour décompresser. J'avais aussi pris l'option géographie en hypokhâgne (première année de prépa littéraire), et je me retrouvais donc avec un emploi du temps assez chargé : 8 h - 18 h tous les jours (sauf le mercredi : sortie à 15 h quand il n'y avait pas les oraux d'entraînement ; et le vendredi : sortie à 16 h), avec une ou deux heures pour manger selon les jours. J'y ai acquis des connaissances multiples ainsi qu' une méthode de travail efficace et rapide. J'ai été acceptée en khâgne (c'est-à-dire en deuxième année de prépa littéraire).

En khâgne, il faut choisir une spécialité. Après avoir hésité tout au long de l'hypokhâgne entre histoire/géographie et Lettres Classiques (latin/grec), j'ai finalement opté pour le grec et le latin. Cependant, le tronc commun de l'enseignement en khâgne comporte encore français, histoire, géographie, philosophie, langue (anglais), et toujours du sport pour se défouler ou se détendre. J'avais aussi conservé une deuxième langue (toujours l'espagnol). J'ai amélioré la vitesse et la qualité de ma façon de travailler, et même été admise à "doubler en première supérieure", c'est-à-dire à refaire une khâgne (on dit aussi "cuber").

La possibilité de cuber est proposée à ceux qui se sont montrés assidus, sérieux et compétents. Il ne s'agit pas d'un redoublement, mais d'une nouvelle chance pour le concours de l'ENS. Même si je ne visais pas le concours de l'ENS, j'ai choisi de saisir cette occasion de renforcer mes compétences. Bien m'en a pris, car j'ai nettement progressé, notamment en grec.

Certains -j'en connais par ailleurs- ont été très affectés par cette expérience de la prépa, au point parfois d'y avoir détruit leur santé. Pas moi. J'avais déjà un caractère assez fort, et loin de me casser, la prépa m'a renforcée. Je peux, grâce à la prépa, travailler intensément sur un temps assez court, approfondir, analyser, synthétiser.

Je n'ai pas "bicarré" (c'est-à-dire faire une troisième khâgne). Je suis donc entrée en troisième année de fac de Lettres Classiques, après avoir obtenu mon équivalence de DEUG. Mais cette phase-là de mon parcours sera relatée dans un autre billet. à bientôt ! ^^

vendredi 15 février 2008

Qui suis-je ?

Euthéka

Je suis née le 28 août 1982 à Reims. Après des études littéraires, qui ont déboûché sur l'obtention d'un Master d'ALLSH-TLR-LLE (je traduis : Arts, Lettres, Langues, Sciences Humaines - Textes, Lectures et Représentations - Littératures des Langues Européennes) spécialité Lettres Classiques, j'ai décidé de suivre une année spéciale de Gestion des Entreprises et des Administrations. J'ai obtenu mon diplôme en septembre 2007, et depuis je suis en recherche d'emploi. Après avoir tâtonné entre CV, lettres de motivation, et lettres de retour négatives, je me suis inscrite à l'ASSEDIC et donc à l'ANPE. Je bénéficie actuellement de la prestation "Objectif Projet Individuel", pour déterminer vers quel emploi je vais me tourner. Cette prestation prendra fin le 3 mars. Dans des billets ultérieurs, j'expliquerai tout ce que j'ai pu faire lors de mes différentes formations. à bientôt ! ^^